Lyon 1ère

Occupation du futur centre d'accueil de Roms par des identitaires à Saint-Genis-les-Ollières

Samedi 24 Octobre 2015

Des militants identitaires ont investi ce samedi matin le toit d'un bâtiment devant prochainement accueillir un centre d'accueil de Roms, à Occupation du futur centre d'accueil de Roms par des identitaires à Saint-Genis-les-Ollières

Ils ont quitté les lieux en milieu d'après-midi,

Debout sur le toit, ces militants, au nombre d'une trentaine, avaient déployé une très grande banderole autour de la façade sur laquelle on pouvait lire "Saint-Genis ne sera pas Calais".
 
Saint-Genis-les-Ollières, commune cossue à l'ouest-lyonnais, a été retenue pour accueillir prochainement environ 160 Roms dans un "village d'insertion", dans le cadre d'un projet coordonné par le préfet.
 
Une voiture appartenant à l'un des manifestants et des pneus ont été brûlés devant le bâtiment. Leur action avait débuté à 08H30.

"Le but n'était pas de créer des problèmes. Le candidat du Front national (aux régionales Christophe Boudot) était là, la presse était là. Pour nous l'opération est réussie", a déclaré à
l'AFP Damien Rieu, porte-parole de Génération identitaire.
 
Le préfet du Rhône Michel Delpuech, qui a condamné dans un communiqué l'"intrusion" de ces individus "dans un bâtiment appartenant à l'Etat", avait ordonné leur évacuation "dans les plus brefs délais". L'opération n'a finalement pas eu lieu.
 
Des poursuites judiciaires seront engagées contre les organisateurs de cette occupation, a précisé la préfecture, qui souhaite créer deux ou trois villages d'insertion de Roms sur le territoire métropolitain.
 
Le projet contesté prévoit la scolarisation sur place des enfants la première année, une formation professionnelle et un suivi emploi pour les adultes.
 
Le maire de la commune, Didier Cretenet (sans étiquette), s'était rendu sur place. Selon lui, ce projet résulte d'une "décision imposée par le préfet, sans aucune concertation", sur les 10 hectares qui abritent un ancien fort militaire.
 
"Sur ce site, on a déjà un centre de jeunes délinquants et un centre d'hébergement d'urgence  pour demandeurs d'asile. Avec 15 jeunes délinquants, 85 demandeurs d'asile et 160 Roms à venir, il va concentrer 5% de la population du village qui compte 4.800 habitants", a indiqué l'élu.
 
Le 1er octobre, Saint-Genis-les-Ollières a tenu un conseil municipal extraordinaire durant lequel les élus avaient voté une motion contre l'installation des 160 Roms.
 
Samedi dernier, une marche silencieuse avait réuni des dizaines d'habitants pour protester contre cette décision.


 
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