Lyon 1ère

Parité femmes/hommes : des évolutions, pas de révolution en Auvergne Rhône-Alpes

Lundi 7 Mars 2016

Les inégalités entre hommes et femmes s’observent en premier lieu dans le domaine de l’éducation. Les choix d’orientation différencient filles et garçons dès la sortie du collège.

D’une manière générale, les performances scolaires des filles sont meilleures que celles des garçons. Dans la région Auvergne - Rhône- Alpes, le taux de réussite des filles au baccalauréat (91 %) reste supérieur de 4 points à celui des garçons depuis 2001. Parmi les participants aux épreuves, il y a autant de filles que de garçons, alors que ces
derniers étaient nettement moins nombreux que les filles au début des années 2000.

Indépendamment de ces résultats, les orientations diffèrent. Deux tiers des filles s’orientent vers une seconde générale ou technologique, où elles sont plus nombreuses que les garçons.
Sur plus de 300 000 étudiants recensés dans la région, 56 % sont des filles. Elles sont majoritaires dans les formations paramédicales et sociales, en médecine, ainsi que dans les études de lettres et sciences humaines.
En revanche, elles sont minoritaires en IUT, dans les formations scientifiques et les écoles d’ingénieurs, même si au sein de ces dernières le nombre de filles a augmenté de moitié sur les douze dernières années.
Les écoles de commerce, de gestion et de comptabilité ont plus que doublé leurs effectifs et on y compte désormais 51 % d’étudiantes (elles étaient 46 % en 2000).

Conséquence de leurs choix d’orientation et de leurs meilleurs résultats scolaires, les jeunes femmes sont plus diplômées que les jeunes hommes. Parmi les 25-34 ans, plus d’une femme sur quatre est titulaire d’un diplôme du 2e cycle contre un homme sur cinq. En parallèle, elles sont aussi de plus en plus nombreuses à occuper un emploi, et notamment un emploi qualifié. Confirmant l’élévation du niveau de diplôme, en plus de 20 ans la population des cadres et professions intellectuelles a plus que doublé pour les femmes alors que pour les hommes leur nombre n’a progressé que de moitié.

Parmi les principaux métiers exercés par des femmes, certains demeurent largement féminins (aides à domiciles et aides ménagères, secrétaire, assistante maternelle, etc). La féminisation du métier d’enseignant se renforce. Toutefois, dans certains de ces métiers fortement féminisés, la part des femmes est en recul, pour les agents d’entretien ou les secrétaires par exemple. Et si le BTP demeure un secteur très fortement masculin, l’arrivée d’une population féminine n’est pas à négliger. Elles représentent désormais 11 emplois
sur 100 du secteur contre 8 en 1999. Et 22 % des cadres de ce secteur sont des femmes contre 14 % en 1999.

Source: INSEE Rhône-Alpes

 

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