Lyon 1ère

Part-Dieu: la Tour Incity n'a pas que des admirateurs...

Dimanche 21 Juin 2015

La Part-Dieu a fait parler d'elle ce week-end avec la pose du mat qui surplombe la Tour Incity et lui donne fière allure. Mais tous les Lyonnais ne sont pas en admiration devant cette prouesse technique, symbole de la transformation du quartier d'affaires lyonnais.

Car dans ce quartier, il y a aussi des habitants et ces derniers ont l'impression d'avoir été oubliés.

Ils dénoncent l'absence de concertations dans le dossier de la Part-Dieu. Projet qui consiste à sortir ce quartier construit dans les années 70, de son vieillissement prématuré.

Tout a commencé par la démolition de passerelles, la requalification de Garibaldi, la construction de nouvelles tours, et en projet, l'extension de la gare.

Ce vaste projet irrite un collectif regroupant une douzaine d'organisations citoyennes et de gauche: "c'est une rénovation qui oublie les habitants et les usagers de la Part-Dieu", fustige  au nom du collectif, Gwenola Bellange qui pointe "un manque de concertation". 

"Le Grand Lyon n'a pas mis en place les conditions pour une réelle concertation sur les orientations d'ensemble du projet. La commission d'enquête dans son rapport sur la modification n°11 du PLU, souligne ce manque de concertation et parle même d’absence totale de considération des populations concernées par ces projets" selon le collectif.

Pour que la concertation soit "autre chose qu’un slogan", le collectif demande le report de la date de fin de l’enquête publique sur la ZAC Part-Dieu Ouest fin septembre, après la mise à disposition de toutes les études d’impact, absentes aujourd’hui du dossier".

Egalement, une concertation sur l’ensemble du projet Part-Dieu, avec tous les acteurs concernés (Habitants, salariés, usagers) "qui doivent être consultés aussi fréquemment que le club des entreprises".

Enfin, un débat métropolitain sur les tours de grande hauteur

"L’ajout d’une voie supplémentaire et l'agrandissement du hall de la gare ne sont pas suffisants à long terme, ni satisfaisants en l’état. Nous ne connaissons par ailleurs pas le projet d’offre de transport public, ni l’impact des modifications du plan de circulation automobile, ni le projet de gestion des flux piétons et vélo".

"Pour que le quartier reste un quartier à vivre, quels sont les équipements publics prévus (sports, associations, écoles, loisirs…) ? La densification du tertiaire ne risque-t-il pas d’en faire un quartier spécialisé ? Quelle place, au niveau du sol, pour les espaces verts et publics? Quel type d’architecture pour un quartier vivant ? Quelle incidence sur le prix du foncier, dans le quartier et les quartiers alentours ?" s'interroge le collectif dans une lettre ouverte adressée à tous les élus de la Métropole.

De très nombreux salariés travaillent sur le quartier, avec l’objectif déclaré d’en augmenter le nombre. "Quelles infrastructures collectives prévues  (crèches, cantines, parkings, …) ? A quel prix  (prix du foncier élevé =  espace de travail cher donc réduit) ? Véritables créations d’emplois ou emplois déplacés au détriment d’autres secteurs ? …"

Le collectif réclame le relogement des personnes dont les immeubles vont être détruits, "dans les mêmes conditions de prix et de confort, sur le quartier si elles le souhaitent, locataires comme propriétaires. L’habitat doit être accessible à tous, y compris les couches moyennes et populaires".




 


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