Lyon 1ère

Plan social chez Renault Trucks: après la CFE-CGC, la CFDT signe l'accord

Jeudi 17 Septembre 2015

Plan social chez Renault Trucks: après la CFE-CGC, la CFDT signe l'accord
Après la CFE-CGC, premier syndicat chez Renault Trucks (groupe Volvo), la CFDT a annoncé jeudi qu'elle se ralliait à l'accord limitant à 25 le nombre de licenciements secs chez le constructeur de poids-lourds, permettant ainsi son adoption.
 
"L'ensemble des mesures de l'accord majoritaire a permis de réduire l'estimation des départs contraints de 200 à environ 25 licenciements", sur un total de 480 suppressions d'emploi, a expliqué dans un communiqué l'Inter CFDT Renault Trucks.
 
Selon le syndicat, qui a obtenu 28,1% des voix aux dernières élections professionnelles contre 28,4% pour la CGC, "le refus de signer porterait le nombre de licenciements contraints à 70".
 
Un accord de ce type, pour être valide, doit être signé par des syndicats représentant au moins 50% du personnel de l'entreprise.
 
Un Comité central d'entreprise se tenait jeudi matin chez Renault Trucks à Saint-Priest, avant une signature officielle de l'accord dans les jours qui viennent.
 
La CFDT se félicite notamment d'avoir obtenu des mesures d'accompagnement plus favorables que celles mises en oeuvre dans le cadre d'un premier Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en 2014 et l'engagement du groupe Volvo à préserver la marque RT (Renault Trucks).
 
Selon le syndicat, des mutations forcées seront également évitées vers les sites de Blainville (Calvados), Bourg-en-Bresse (Ain) et Limoges (Haute-Vienne), et il est prévu d'embaucher en CDI "50 cols bleus" dans les centres de production dès 2015.
 
Interrogée par l'AFP, la direction a confirmé que "la signature de l'accord majoritaire permet de restreindre ou de circonscrire le plan de réduction des effectifs au site de Lyon sans avoir à l'étendre sur d'autres sites du groupe Volvo en France". Elle n'a pas confirmé cependant le chiffre de 25 licenciements, parlant de "projection" à ce stade.
 
Qualifiant de "plan boursier" cet accord, la CGT a annoncé ensuite dans un communiqué qu'elle ne le "signera pas".
 
"Comment parler de volontaires au départ alors que l'entreprise fait tout pour pousser ses salariés vers l'extérieur ?", a estimé la CGT, citant une "dégradation de l'état psychologique des salariés".
 
A rebrousse-poil de la CFDT, la CGT estime aussi que ce plan "ne met pas en péril uniquement l'avenir du site lyonnais de Renault Trucks, il touche des centaines de salariés ayant des compétences essentielles à la satisfaction et à la confiance de nos clients, au développement des commandes, à la fabrication qui en découle".
 
Et de citer comme exemple "la suppression de l'équipe commerciale dédiée au Moyen-Orient et à l'Afrique sub-saharienne, basée à Lyon" qui a eu pour effet de faire "effondrer", les commandes de Renault Trucks "sur cette région dynamique et rentable".


Avec AFP


 

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