Lyon 1ère

Prisons: à Valence, le maire paie les courses des grévistes

Mercredi 24 Janvier 2018

Le maire LR de Valence, Nicolas Daragon, a offert 750 euros aux grévistes de la prison de la ville pour payer leurs repas durant trois jours et soutenir ainsi leur mouvement.

  

Le maire évoque « un geste symbolique mais important...La commune s'associe à leur action car les habitants sont touchés par les problèmes de la prison ».

  

"Il voulait participer et on lui a dit qu'on était un peu à court sur la caisse. Son geste a été très apprécié", a confirmé Sylvain Royère, délégué local du syndicat Ufap-Unsa.

  

Trois bons d'achat de 250 euros ont été remis aux grévistes pour aller s'approvisionner dans un commerce de la ville. 

 

Pour leur 10e jour de mobilisation, 120 étaient présents mardi devant l'établissement, sur un effectif de 244. Le blocage de l'entrée a été levé dans le calme par les CRS et l'équipe de jour a refusé de prendre son service, selon les syndicats.

  

"La ville n'a pas vocation à s'immiscer dans des conflits de cet ordre", souligne le maire.

  

Mais depuis l'ouverture en 2015 du nouveau centre pénitentiaire, qui compte 472 places, le manque d'effectifs se traduit par d'importantes nuisances, 

selon lui: "hurlements" des détenus, "parloirs sauvages à longueur d'année" autour de l'enceinte, même des tirs de feux d'artifice, dont le voisinage se plaint régulièrement.

  

"Aucune vidéo-surveillance n'ayant été prévue à l'extérieur, tout cela se fait impunément. Il faut pourtant que l'Etat assume ses responsabilités", ajoute l'élu LR, qui déplore aussi qu'"aucun policier supplémentaire" n'ait été affecté sur Valence pour compenser le renforcement des tâches liées au centre pénitentiaire. Et ce malgré plusieurs courriers adressés aux ministres concernés.

  

A l'automne 2016, une mutinerie avait provoqué de très importants dégâts dans un des quartiers de la maison centrale de l'établissement, toujours fermé aujourd'hui: sur 432 détenus, 40 dorment actuellement sur un matelas au sol dans des cellules en principe individuelles, selon les syndicats.

  

 

Avec AFP

 

 

 

 

 


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