Lyon 1ère

Rixe à Lyon: le président du Bastion Social sous contrôle judiciaire

Samedi 14 Avril 2018

Le président du Bastion Social et cinq autres
hommes ont été placés sous contrôle judiciaire après une rixe mercredi soir à
Lyon entre des membres des mouvances d'extrême droite radicale et anarcho-libertaire.

Steven Bissuel, le président du "Bastion Social", mouvement créé à Lyon au printemps 2017 par des membres du Groupe Union Défense (GUD), syndicat étudiant d'extrême droite, a été déféré vendredi à Lyon avec huit autres identitaires et un "antifa". Les neuf hommes (bien neuf) avaient été interpellés après une bagarre en marge d'un concert ayant pour mot d'ordre "no racism, no sexism, no fascism", organisé dans un bar du quai Arloing, dans le 9e arrondissement.

Sept d'entre eux, dont un mineur, ont été mis en examen pour "violences aggravées". Six ont été placés sous contrôle judiciaire, tandis que le parquet de Lyon avait requis trois mandats de dépôt.

Steven Bissuel et quatre identitaires ont notamment l'interdiction de paraître dans le 5e arrondissement de Lyon entre 22H00 et 6H00.

Un homme de 30 ans, connu pour son appartenance à l'ultra-gauche, a pour sa
part l'interdiction de paraître dans les 5e et 9e arrondissements, excepté pour les besoins de son métier.

Les deux derniers ont été placés sous le statut de témoin assisté.

Mercredi vers 22H00, une trentaine d'individus appartenant aux mouvances
identitaire et anarcho-libertaire s'étaient affrontés à coups de barres de fer, de jets de morceaux de palettes et de gaz lacrymogène, selon la préfecture. Certains d'entre eux étaient porteurs de gants coqués et de
protège-dents, a-t-on précisé.

Le trentenaire "antifa" est soupçonné d'avoir heurté avec son véhicule 2 à 3 identitaires d'extrême droite.

Cette rixe était intervenue deux jours après la dégradation du local lyonnais du "Bastion social", tagué et muré tôt mardi matin par des militants d'extrême gauche.

Fin mars, c'était le local de l'union départementale de la Confédération
nationale du travail (CNT) à Lyon qui avait été ciblé. Dans un communiqué, le syndicat anarchiste avait accusé "un groupe fasciste" d'être à l'origine des dégradations.

L'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Rhône.



Avec AFP








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