Lyon 1ère

Un collectionneur mis en examen pour importation d'armes de guerre

Dimanche 7 Mai 2017

Un collectionneur d'armes a été mis en examen samedi en Haute-Savoie pour infractions multiples à la législation sur les armes et placé sous contrôle judiciaire.

Ce passionné, un résident irlando-sud-africain d'une cinquantaine d'années,
avait été interpellé jeudi et placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête mené par les douaniers et les gendarmes sur commission rogatoire.

Samedi, il a été libéré sous contrôle judiciaire et devra verser une caution de 100.000 euros.

Sa compagne hollandaise et deux autres hommes, un Français et un Suisse, armurier de profession, avaient aussi été arrêtés. Parmi eux, deux ont été présentés à un juge d'instruction et laissés libres sous contrôle judiciaire; un 3e a été libéré sans être déféré.

L'enquête avait débuté en 2016 après l'interception d'un colis destiné au
collectionneur, contenant un pistolet mitrailleur commandé sur internet.

Au principal mis en cause, détenteur de plusieurs dizaines d'armes et
habitant du village de Lathuile, est reprochée "la détention d'armes,
d'éléments d'armes et de munitions, cession et importation illégales", a
indiqué à l'AFP le parquet d'Annecy.

"Être collectionneur n'est pas reprochable en soi mais est constitutif
d'une infraction le fait d'avoir des armes interdites", en l'occurrence de
catégorie A dites "armes de guerre", a précisé la procureur de la République
Véronique Denizot.

"La politique pénale est forte en matière de lutte contre la prolifération
et le trafic d'armes. On ne peut pas laisser des collectionneurs, passionnés, ou des professionnels des armes participer d'une manière ou d'une autre à la prolifération d'armes de guerre sur le territoire", a-t-elle ajouté.

L'annonce de ces gardes à vue a créé quelques remous dans les milieux
enquêteurs car Lathuile est un village mitoyen de celui de Chevaline, théâtre
en 2012 d'un quadruple meurtre resté irrésolu, commis avec une arme atypique : un pistolet Luger, prisé des collectionneurs.

Après avoir exploré de nombreuses hypothèses, la piste locale reste
privilégiée par les enquêteurs.

"On a bien sûr un regard attentif mais ce dossier n'apporte rien de nouveau
dans celui de Chevaline et c'est une procédure complètement distincte", a
insisté Mme Denizot.





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