Lyon 1ère

Un malfrat tué lors d'un cambriolage "très violent" en Isère

Samedi 4 Juin 2016

Un malfrat tué lors d'un cambriolage "très violent" en Isère
Un homme de 48 ans, connu des services de police, a été tué par arme à feu  dans la nuit de vendredi à samedi lors du cambriolage "très violent" d'une maison en Isère.
 
Le drame est survenu peu après 23H00 vendredi devant le domicile d'un homme âgé de 60 ans, possédant des armes de chasse, et de son épouse, situé à Bonnefamille, entre Bourgoin-Jallieu et Lyon.
 
D'après le parquet de Vienne, les sexagénaires ont été surpris dans leur
lit, puis agressés, par "trois ou quatre" cambrioleurs qui leur ont intimé de
rester coucher, "en leur imposant la tête face contre les oreillers".
 
Un premier coup de feu, volontairement ciblé dans le volet du couple pour
faire fuir les agresseurs, a été tiré avec un fusil de chasse par leur fils,
âgé de 37 ans, réveillé par les cris de sa mère dans une maison voisine.
 
Deux autres, l'un en l'air et l'autre vers le cambrioleur, ont plus tard
été tirés par le propriétaire de la villa, qui s'était emparé d'un fusil et
avait estimé, après une empoignade, que le malfrat en fuite "faisait mine de
revenir dans sa direction".
 
Touchée, la victime a stoppé sa course dans un véhicule stationné près des
lieux du cambriolage après avoir escaladé le portail d'entrée.
 
En arrêt cardiaque à l'arrivée des secours, le cambrioleur est décédé en
dépit de l'assistance des pompiers, qui ont tenté en vain de le ranimer.
 
Lors de son audition en garde à vue, "le fils du couple agressé a indiqué
avoir tiré à trois reprises sur le véhicule en question, sans savoir qu'il
était occupé", dans le but de "neutraliser le véhicule et d'empêcher les
voleurs de repartir".
 
La garde à vue du père et de son fils a été prolongée samedi soir pour
procéder à de nouvelles auditions.
 
"En l'état, aucun élément déterminant ou définitif ne peut être avancé, et
toutes les hypothèses méritent d'être étudiées", a souligné Matthieu
Bourrette, procureur de la République de Vienne, appelant à la prudence sur la question de la légitime défense.
 
Deux procédures, la première pour homicide volontaire, la seconde pour
tentative de vol par effraction avec violences en réunion, ont été ouvertes
par le parquet pour faire la lumière sur les circonstances du drame.
 
Elles ont été confiées à la section de recherches de la gendarmerie de
Grenoble.
 
Une autopsie du corps de la victime doit être pratiquée lundi matin.


 

Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20