Lyon 1ère

Une grève des agents des remontées mécaniques paralyse la station des Deux Alpes

Mercredi 17 Février 2016

Une grève des agents des remontées mécaniques paralyse la station des Deux Alpes
Plus de 200 agents d'exploitation des remontées mécaniques paralysent partiellement, depuis 8H00, le fonctionnement habituel de la station de ski des Deux Alpes en Isère. Ils
exigent une revalorisation salariale.
 
Deux des trois zones définies par l'Education nationale sont actuellement en vacances.
 
Selon les syndicats, "250 des 400 membres du personnel", dont des agents des services des pistes, des pisteurs-secouristes, des caissières et des agents de maintenance, ont répondu à un préavis de grève déposé mardi après dix jours de négociations salariales infructueuses.
 
Les grévistes réclament principalement à leur employeur, la société "Deux Alpes loisirs", qui gère le domaine skiable sous l'égide la Compagnie des Alpes - gestionnaire d'une douzaine de domaines skiables de l'arc alpin -, une augmentation salariale de 11%.
 
"En décembre dernier, lors des négociations annuelles obligatoires, on nous a généreusement octroyé 0,7% d'augmentation. Cela représente 120 euros pour un salarié permanent sur l'année. Dans le même temps, les actionnaires se sont augmentés de 40%, soit 1.000 euros par salarié. C'est scandaleux", peste Gilles Dodos, délégué CGT.
 
Mardi, les salariés grévistes ont refusé une nouvelle proposition de réévaluation de leur augmentation salariale de 2% de la part de leur direction.
 
Par conséquent, aucune remontée mécanique, "à l'exception de deux téléskis", ne fonctionnait mercredi matin sur l'ensemble du domaine skiable, précisent les syndicats.
 
"Nous sommes en attente. Pour l'heure, ce n'est pas trop la panique à bord car le bas des pistes et le télésiège de La Petite Aiguille sont ouverts", explique-t-on du côté de l'office du tourisme, qui a improvisé un accueil des clients. Les cours de ski ont également été maintenus.
 
De nouvelles négociations entre la direction et les grévistes, suivies par une assemblée générale pour décider de la reconduction du mouvement, devaient se tenir dans la matinée.
 
"On va voir ce que la direction nous propose. On décidera ensuite de la suite du mouvement", souligne Gilles Dodos.


Avec AFP


 

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