Lyon 1ère

Une marche blanche pour ne pas oublier Maëlys

Mercredi 27 Décembre 2017

Plusieurs centaines de personnes recueillies ont marché mercredi à Pont-de-Beauvoisin (Isère) en
réclamant "la vérité pour Maëlys", disparue il y a quatre mois, jour pour
jour, lors d'une soirée de mariage dans cette commune.

Rassemblés sous une pluie battante devant le lycée de la ville, parents,
proches de Maëlys et anonymes portant des fleurs ou des peluches se sont lentement dirigés, peu après 15H00, vers la salle des fêtes distante d'un kilomètre où la petite fille de 8 ans avait été aperçue pour la dernière fois dans la nuit du 27 août.

Les proches de la petit fille étaient arrivés dès 14H00, l'avis de recherche pour Maëlys collé sur la vitre arrière de leurs voitures.

Certains portaient un T-shirt orné du nom de Maëlys et d'un gros coeur rose fluo, d'autres de son seul portrait.

A l'avant du cortège, on pouvait lire en grandes lettres noires sur une
banderole déployée par la famille: "Pris en otage: la vérité pour Maëlys".

"L'idée, aujourd'hui, avec cette marche blanche, c'est de rendre hommage à
Maëlys mais aussi de dénoncer la prise d'otages dont sont victimes ses
parents", du fait du silence du suspect du meurtre de l'enfant, a déclaré à
l'AFP leur avocat, Me Fabien Rajon.

Parmi la foule, Pamela, une infirmière de 36 ans est une ancienne camarade
d'école de Jennifer, la mère de Maëlys. "On se projette car j'ai des enfants
du même âge. Quand j'ai compris qu'il s'agissait de la fille de ma copine, ça
m'a retournée", confie émue cette habitante de Saint-André-Le-Gaz
(Isère). "J'imagine le sentiment de culpabilité des parents".

Le 5 novembre, près de 200 personnes s'étaient déjà réunies dans un parc
sportif de la commune voisine des Abrets pour "faire honneur" à la petite
fille le jour de ses 9 ans.

Nordahl Lelandais, ancien maître-chien de 34 ans qui était présent lors du mariage, a été mis en examen à Grenoble le 30 novembre pour l'enlèvement et le meurtre de la fillette. Il nie farouchement toute implication dans sa disparition.

Il est également soupçonné d'avoir assassiné en Savoie un jeune militaire,
Arthur Noyer, porté disparu depuis le 12 avril.

Le suspect a été mis en examen le 20 décembre après ces nouveaux soupçons qui vont conduire les enquêteurs à rouvrir les dossiers de disparitions non élucidées dans la région.


Avec AFP




 

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