Lyon 1ère

Violences de Moirans: huit nouvelles mises en examen

Mercredi 20 Janvier 2016

Huit nouveaux suspects ont été deférés mercredi après-midi à Grenoble pour les violences commises en octobre autour d'un camp de gens du voyage à Moirans, en Isère.
 
"Tous ont été mis en examen pour des faits de dégradation en réunion ou par incendie", a déclaré à l'AFP le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, qui a requis un mandat de dépôt pour six d'entre eux.
 
"Deux ont été directement placés sous contrôle judiciaire, tandis que des débats contradictoires ont eu lieu pour quatre personnes. Deux autres sont à venir", a-t-il ajouté, précisant avoir fait appel de certaines mises sous contrôle judiciaire.
 
Mardi, sept autres suspects avaient été mis en examen pour des même faits de dégradation en réunion ou par incendie et placés sous contrôle judiciaire.
 
Parmi eux, figure la mère d'un détenu au coeur des violences, poursuivie notamment pour des menaces de destruction.
 
Au total, dix-huit personnes ont été entendues par les enquêteurs dans cette affaire, dont quatorze avaient été interpellées lors du coup de filet lancé par la justice lundi matin dans la région grenobloise.
 
Trois suspects sont toujours en garde à vue.
 
"Deux autres personnes se sont présentées librement depuis, une a été interpellée ce matin (mercredi), et une autre a été entendue avant-hier (lundi) comme témoin", a ajouté M. Coquillat.
 
Le 20 octobre, une cinquantaine de gens du voyage installés dans un campement de Moirans et d'habitants de quartiers alentour s'étaient livrés à des violences spectaculaires.
 
Elles n'avaient pas fait de blessé mais une trentaine de voitures avaient été incendiées, certaines jetées sur les voies SNCF, interrompant la circulation de plus de 120 trains pendant une douzaine d'heures, tandis que la gare et un restaurant avaient été mis à sac. Des violences qui avaient suscité un fort émoi, le gouvernement étant accusé de laxisme après une série d'incidents du même ordre.
 
Les émeutiers réclamaient qu'un jeune de 24 ans, détenu en Savoie et membre de ce camp de gens du voyage, puisse assister aux obsèques de son frère de 17 ans, tué dans un accident de la route le week-end précédant les faits, à bord d'une voiture volée après un cambriolage.
 
Tous encourent une peine maximale de 10 ans d'emprisonnement.


Avec AFP


 
Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20