Lyon 1ère

Wauquiez: le préfet du Rhône "victime expiatoire", "dysfonctionnement dans l'appareil d'Etat"

Mercredi 11 Octobre 2017

Wauquiez: le préfet du Rhône "victime expiatoire", "dysfonctionnement dans 
l'appareil d'Etat"
Laurent Wauquiez, président (Les Républicains) d'Auvergne-Rhône-Alpes, a qualifié mercredi de "victime expiatoire" le préfet de sa région, Henri-Michel Comet, et dénoncé des "dysfonctionnement dans l'appareil d'Etat" dans l'affaire des deux jeunes femmes tuées le 1er octobre
à Marseille.

Le rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) a pointé "de
graves dysfonctionnements" qui ont conduit à la remise en liberté d'Ahmed
Hanachi, un Tunisien de 29 ans. Interpellé deux jours avant pour vol au centre commercial de la Part-Dieu, il avait été remis en liberté le lendemain, alors qu'il était en situation irrégulière.

"J'aime pas tellement cette façon d'aborder les choses. On a eu un drame, on a eu deux filles qui ont perdu la vie, et on a eu surtout des révélations au fond assez terribles sur les dysfonctionnements de l'appareil d'Etat. Mais qui peut croire juste un instant qu'un préfet soit en cause ?", a réagi Wauquiez sur RTL.

"Ca ressemble un peu trop à une habitude classique: on fait sauter un
préfet pour éviter qu'un ministre assume". M. Collomb devrait-il démissionner ? "Bien évidemment que non", mais "il devrait juste assumer de se poser les vraies questions", a poursuivi le vice-président de LR.

"Ce que ça a révélé, c'est que quand un étranger est en situation
irrégulière en France, il n'est quasiment jamais reconduit à la frontière. Ca veut dire qu'on a accepté en France progressivement que la loi ne soit même plus appliquée", a-t-il dit.

"La deuxième chose, c'est qu'au fond, voilà un individu qui a plusieurs
fois commis des vols et qui n'a quasiment jamais été sanctionné. Ce qui est là aussi la situation aujourd'hui de l'état de droit en France. Quasiment dans 80% des cas quand un policier ou un gendarme arrête un délinquant, il sera relâché sans même avoir une peine de justice", a développé L. Wauquiez.

"Je préférerais, plutôt que d'aller chercher une victime expiatoire, en
faisant croire que c'est le préfet d'une région de neuf millions d'habitants
qui n'a pas bien instruit un dossier d'une personne en préfecture, qu'on se pose les questions de fond. La question ce n'est pas un homme, c'est la défaillance de l'Etat de droit dans note pays", a-t-il conclu.




Avec AFP



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