Lyon 1ère

"Yokainoshima, esprits du Japon": la spiritualité nippone s'expose au musée des Confluences de Lyon

Samedi 7 Juillet 2018

Monstres et divinités peuplent toujours
l'imaginaire japonais: au musée des Confluences de Lyon, l'exposition
"Yokainoshima, esprits du Japon", qui s'est ouverte ce samedi, explore la spiritualité nippone à travers les photographies de Charles Fréger et la collection d'Emile Guimet.

Plus de 80 photographies de figures masquées du folklore rural, parfois grandeur nature, sont présentées aux côtés de masques, sculptures et autres objets composant l'importante collection d'art bouddhique du musée, rassemblée au 19e siècle par l'industriel lyonnais Emile Guimet.

Le visiteur voyage ainsi dans la spiritualité nippone, où divinités et esprits - les kamis - sont issus du culte shintô et du bouddhisme.

La photographie d'un couple de villageois portant un masque de démon Namahage, vêtus de paille et brandissant un long couteau, donne le ton de cette exposition, qui se tient jusqu'au 25 août 2019 et sera en partie renouvelée tous les quatre mois pour des questions de conservation.

La nuit du Nouvel An, ces monstres "qui réprimandent les paresseux et grondent les enfants pas sages", sont invoqués pour apporter le bonheur, explique Héléna Ter Ovanessian, coordinatrice du projet.

Charles Fréger explore ces figures fantasmagoriques ressuscitées lors des
cérémonies rituelles au Japon pour réclamer une récolte abondante, la prospérité ou la guérison. Une mise en scène, toujours très esthétique, dans un rapport intense avec la nature.

Ces photographies, prises en dehors des festivités, sont le fruit de cinq voyages dans des zones rurales du Japon entre 2013 et 2015. Notamment la région d'Iwate, dans le nord-est de l'archipel, profondément marquée par le tsunami et le tremblement de terre.

Ses sujets sont des agriculteurs, des pêcheurs, des cantonniers du village qui participent aux mascarades rituelles. Parés de leurs costumes, ils posent pour lui dans des champs, des rizières, dans la neige, au bord de l'eau. Jamais très loin des temples, où sont rangés les costumes.

"Cela n'a rien à voir avec un carnaval, car il y a des croyances derrière ces masques et la plupart des images touche à la sacralité", souligne le photographe.

Le parcours s'achève sur un clin d'oeil avec un masque traditionnel du théâtre comique japonais, datant du 18e siècle, étonnant sosie de l'ancien président Jacques Chirac.

Cette exposition s'inscrit dans le cadre des commémorations franco-japonaises à l'occasion du 160e anniversaire des relations
diplomatiques entre la France et le Japon et du 150e anniversaire de la restauration de l'ère Meiji.


Avec AFP


Photo Charles Fréger



 

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